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Relation & suivi client

85 % de vos clients ne vous appellent jamais : du suivi réactif à la relation proactive

Dans un cabinet, il y a les 15 % de clients qui appellent, posent des questions, demandent des rendez-vous, et mobilisent l’essentiel de l’attention parce qu’ils la sollicitent. Et les 85 % qui n’appellent pas. Ces silencieux ne sont pas des clients satisfaits : ce sont des clients qui ont arrêté d’attendre, gèrent seuls, comparent en silence et partent sans prévenir, souvent au moment d’un événement patrimonial majeur. Le problème tient à l’infrastructure, pas à la compétence : personne ne surveille cent dossiers à la main.

Ce qui se joue pendant que vous gérez les 15 %

Des signaux d’entreprise non détectés : une modification au BODACC, une holding créée, un nantissement. Des opportunités d’approfondissement manquées : 300 K€ de dividendes qui dorment sur un compte courant depuis trois ans, faute d’en avoir parlé. Des moments clés ratés : un dirigeant qui structure sa cession avec un autre cabinet. Et des relations qui s’étiolent : un client sans nouvelles depuis quatre mois que vous n’avez pas remarqué. Lui, si.

Réactif ou proactif : une question d’infrastructure

Un suivi réactif attend que le client signale un besoin ; une relation proactive détecte le besoin avant qu’il soit formulé. La différence tient moins à la disponibilité ou à la qualité humaine qu’à l’outillage : le conseiller proactif dispose simplement d’un système qui surveille à sa place et lui indique quand agir, pourquoi et avec quel sujet.

Quatre piliers

  • Surveiller en continu les sources qui comptent (BODACC, bilans, procédures, mouvements de capital) via une veille automatisée qui rend un tableau Vert / Orange / Rouge chaque semaine. Voir les cinq signaux d’un bilan.

Le prompt de surveillance hebdomadaire, à lancer chaque semaine sur l’ensemble du portefeuille :

Via Pappers et Data.gouv, effectue une surveillance de risques
et d'événements sur les entreprises suivantes présentes dans
le patrimoine de mes clients : [liste].

Pour chacune : procédure collective, publications BODACC
des 30 derniers jours, retard de dépôt de comptes,
changements de dirigeants ou de capital.

Synthèse : Vert / Orange / Rouge. Pour Orange et Rouge :
client concerné et action recommandée.
  • Contextualiser chaque signal au regard du profil du client : un même nantissement n’a pas le même sens selon qu’il prépare une transmission ou vient de lever des fonds.

Le prompt de contextualisation, à appliquer sur un signal détecté :

Via Pappers, analyse la situation de [client] dont l'entreprise
[SIREN] vient d'afficher un signal [décrire le signal].

Mon client est [profil : âge, situation, objectifs patrimoniaux
connus]. Compte tenu de ce contexte :
(1) Quelle est l'interprétation la plus probable de ce signal ?
(2) Quel impact potentiel sur sa situation patrimoniale ?
(3) Quelle conversation faut-il ouvrir, et comment l'aborder ?
  • Détecter les silencieux à risque à partir des traces laissées dans la messagerie et l’agenda : fréquence de contact en baisse, échanges de plus en plus courts. C’est le cœur de réactiver les clients dormants.

Le prompt de détection mensuelle des clients silencieux :

Via Gmail et Google Calendar, identifie mes clients
sans contact réel depuis plus de 60 jours.

Pour chacun :
(1) Date du dernier échange substantiel.
(2) Sujet ouvert dans les derniers échanges qui justifie
une reprise de contact naturelle.
(3) Ton de la relation dans les derniers échanges :
neutre, distant, engagé.

Trie par ancienneté du dernier contact décroissant.
  • Rapporter pour rendre visible le travail invisible : le livrable personnalisé est la preuve que le suivi a eu lieu.

Le paradoxe de la disponibilité

Répondre au client silencieux, ce n’est pas l’appeler plus souvent : un appel sans raison est perçu comme du commercial, un mail générique est ignoré. Ce qui crée de la valeur, c’est d’appeler au bon moment, avec le bon sujet, celui que le client n’avait pas encore formulé. Cette pertinence vient de la surveillance, pas de la disponibilité. En pratique, cela tient en moins d’une heure par semaine, et c’est aussi ce qui fonde la défense des honoraires.

Charlie est l'infrastructure de données et d'IA de la gestion de patrimoine.

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