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L’IA sur vos dossiers clients, sans quitter l’Europe

L’objection n’est jamais le prix. C’est : où partent mes données ?

Un cabinet manie des informations parmi les plus sensibles qui soient. Les confier à un modèle hébergé hors d’Europe, sous droit étranger, c’est la ligne que beaucoup refusent de franchir. Il existe une réponse : un modèle français, dont les données sont hébergées dans l’Union européenne par défaut.

Mistral, modèle français, coche cette case : hébergement dans l’UE par défaut, RGPD natif, contrat de traitement des données, option « zéro rétention », et, sur la version pro, vos échanges ne servent pas à entraîner le modèle. Soyons exacts : selon la fonctionnalité, une donnée peut transiter temporairement hors UE via des sous-traitants encadrés, et un point d’accès américain existe si vous le choisissez explicitement. L’hébergement européen reste le réglage par défaut. Voici quatre prompts qui tournent sans nom, sans montant exact, sans donnée identifiante : préparer un rendez-vous, bâtir un rapport d’adéquation, acter une réunion, piloter votre portefeuille. Vous remplacez ce qui est entre crochets, vous collez, vous gardez la main sur le conseil.

La règle non négociable

Même souverain, on pseudonymise. À chaque fois.

Un modèle hébergé en Europe réduit le risque, il ne le supprime pas. La pseudonymisation reste obligatoire, et elle est simple. Le nom du client devient un code : « Jean Dupont » devient « CLI-042 ». Les identifiants directs sortent du prompt quand ils sont inutiles à la tâche : IBAN, numéro de sécurité sociale, numéros de contrat. Les montants exacts deviennent des ordres de grandeur : « patrimoine d’environ 2 M€ ». C’est le point que la CNIL regarde : une fiche reliant le nom, la date de naissance et le numéro de contrat reste réidentifiable, donc dans le champ du RGPD. Un profil codé avec des montants arrondis en sort. Ces deux réflexes valent pour tous les modèles, y compris français.

01 · Préparer un rendez‑vous en cinq minutes

Le premier quart d’heure d’un rendez-vous se joue avant qu’il commence. Vous collez la fiche pseudonymisée du client, le modèle vous rend un briefing serré : le contexte en cinq lignes, les points à ouvrir en priorité, l’angle patrimonial à soulever, et une phrase d’accroche qui montre que vous avez préparé. Un cabinet de quatre personnes s’en sert entre deux rendez-vous, sans y laisser la demi-heure habituelle.

Le prompt à copier

Tu es mon assistant patrimonial confidentiel.

Voici la fiche de CLI-042, que je reçois dans trente minutes (données pseudonymisées) :
Situation : [âge approximatif, situation familiale, catégorie professionnelle]
Patrimoine : [répartition en ordres de grandeur par grande classe]
Enveloppes détenues : [assurance-vie, PER, compte-titres]
Historique de la relation : [ancienneté, dernier échange, sujets en cours]

Donne-moi, dans cet ordre :
1. Le contexte du dossier en cinq lignes.
2. Les trois points à aborder en priorité, et pourquoi.
3. Ce que je ne dois pas oublier de vérifier ou de demander.
4. Un angle patrimonial pertinent à soulever, en une phrase.
5. Une phrase d’ouverture naturelle, sans flagornerie.

GARDE-FOUS :
Tu n’inventes aucun chiffre ni aucune date. Si une information manque pour préparer un point, tu poses la question au lieu de supposer.

Garde-fou. Le briefing accélère la préparation, il ne connaît pas votre client mieux que vous. Le modèle raisonne sur ce que vous collez : une fiche pauvre donne un briefing pauvre. Relisez l’angle proposé avant de le servir en rendez-vous, et gardez pour vous ce que la fiche pseudonymisée ne dit pas.

02 · Pré‑remplir le rapport d’adéquation MIF2

Le rapport d’adéquation, c’est la pièce qui justifie votre conseil et qui vous protège. Vous collez le profil MIF2 du client et les fonds envisagés avec leurs caractéristiques ; le modèle rédige l’analyse d’adéquation fonds par fonds, justifie le niveau de risque et place les mentions obligatoires. Vous validez et vous signez : la responsabilité reste la vôtre.

Le prompt à copier

Tu es un assistant de conformité pour un cabinet de gestion de patrimoine. Tu connais les exigences MIF2 et DDA françaises.

Voici le profil MIF2 de CLI-042 (pseudonymisé) :
Profil de risque : [prudent / équilibré / dynamique]
Horizon : [X ans]
Objectifs : [retraite / transmission / rendement / protection]
Enveloppes envisagées : [liste]
Montant de la proposition : [montant arrondi]

Voici les fonds recommandés avec leurs caractéristiques :
[pour chaque fonds : SRI de 1 à 7, classification SFDR, frais courants / TER, type de support]

Génère le rapport d’adéquation, dans cet ordre :
1. L’analyse des besoins et des objectifs du client.
2. L’adéquation de chaque fonds au profil, une ligne par fonds.
3. La justification du niveau de risque global au regard du profil déclaré.
4. Les mentions réglementaires obligatoires : performances passées, niveau de risque, frais, information DDA si support d’assurance.
5. La conclusion et la recommandation.

Signale tout fonds dont le SRI dépasse la tolérance au risque du profil sans justification écrite.

GARDE-FOUS :
Tu n’inventes aucun chiffre : tu n’utilises que les caractéristiques collées ci-dessus. Si une donnée manque, tu l’écris comme un repère visible : [SRI À COMPLÉTER]. Le conseiller valide et signe. La responsabilité reste la sienne.

Garde-fou. C’est le prompt qui protège votre conformité, à condition de le vérifier. Le modèle n’utilise que les caractéristiques que vous collez et signale ce qui manque. Recoupez chaque mention et chaque SRI avec le DIC officiel du fonds avant de remettre le document. Il rédige, il ne signe pas à votre place.

03 · Transformer vos notes en compte‑rendu

Les notes de rendez-vous finissent trop souvent illisibles au fond d’un carnet, et la traçabilité en souffre. Vous collez vos notes brutes, dictées ou tapées vite ; le modèle en sort un compte-rendu structuré et archivable : points abordés, décisions, actions datées, prochaine étape. Ce qui prenait une demi-heure le soir se relit et se corrige en quelques minutes.

Le prompt à copier

Tu es mon assistant patrimonial.

Voici mes notes brutes du rendez-vous avec CLI-042 (pseudonymisées), dictées ou tapées rapidement :
[notes]

Génère un compte-rendu structuré et archivable, dans cet ordre :
1. Les points abordés.
2. Les décisions prises.
3. Les opportunités identifiées.
4. Les actions à suivre, chacune avec sa date et son responsable.
5. La prochaine étape.

Propose aussi une courte mise à jour de la fiche client avec les éléments nouveaux.

Ton : professionnel, factuel.

GARDE-FOUS :
Tu ne rajoutes rien qui ne soit dans mes notes. Si un point est ambigu, tu le signales comme « à confirmer » au lieu de trancher.

Garde-fou. Le compte-rendu vaut ce que valent vos notes : le modèle met en forme, il n’était pas dans la pièce. Vérifiez les décisions et les dates avant d’archiver, un contresens dans un compte-rendu se retourne contre vous. Les points marqués « à confirmer » sont ceux à retravailler d’abord.

04 · Passer le portefeuille en revue chaque mois

Les clients qu’on oublie de rappeler sont rarement les moins importants, ils sont simplement silencieux. Vous collez les fiches pseudonymisées de vos clients actifs ; le modèle passe l’ensemble en revue et remonte une liste priorisée : profils qui ont sans doute évolué, relances en retard, échéances qui approchent, prévoyances manquantes. De quoi transformer un portefeuille dormant en plan d’appels pour la semaine.

Le prompt à copier

Tu es mon assistant de pilotage de portefeuille.

Voici les fiches pseudonymisées de mes clients actifs :
[pour chaque client : code, profil, dernière interaction, enveloppes, échéances connues, montants en ordres de grandeur]

Analyse l’ensemble du portefeuille et identifie :
1. Les clients dont le profil de risque a probablement évolué.
2. Les relances en retard.
3. Les échéances patrimoniales qui approchent.
4. Les poches non arbitrées.
5. Les prévoyances manquantes ou insuffisantes.

LIVRABLE : un tableau priorisé. Client (code), signal identifié, urgence (1, 2 ou 3), action recommandée. Termine par les cinq clients à rappeler en premier cette semaine.

GARDE-FOUS :
Tu ne signales que ce que les fiches permettent de déduire. Tu n’inventes ni échéance ni montant. Un signal incertain est marqué comme « à vérifier ».

Garde-fou. La revue mensuelle attrape ce qui passe entre les mailles, elle ne remplace pas votre connaissance du client. Les signaux sont des hypothèses à confirmer dossier par dossier, pas des vérités. Traitez d’abord les urgences marquées 1, et vérifiez chaque échéance avant d’appeler : un rappel fondé sur une donnée fausse fait mauvais effet.

L’outil de la semaine

Le Chat · Mistral AI

Ces quatre prompts tournent sur Le Chat, l’assistant de Mistral : modèle français, données hébergées dans l’UE par défaut, option « zéro rétention » sur les offres pro. Rangez-les dans un espace de travail avec votre convention de pseudonymisation, chaque dossier repart de la même base. Envie de le déployer proprement au cabinet, RGPD compris ? Charlie le fait avec vous.

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Dix cas d’usage Mistral AI pour les CGP

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Charlie est l’infrastructure de données et d’IA de la gestion de patrimoine.

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