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Conformité & réglementation

KYC et LCB-FT automatisés : la méthode pour les CGP et banquiers privés

Le KYC et la LCB-FT sont la charge administrative qui croît le plus vite dans les cabinets : identification de la structure, bénéficiaires effectifs, screening des personnes politiquement exposées, listes de sanctions, surveillance des événements. Aucune de ces étapes ne relève du jugement professionnel : ce sont des tâches de collecte, exactement ce qu’une IA branchée sur la donnée certifiée automatise bien.

Le principe : la donnée officielle, pas la donnée déclarée

La vérification LCB-FT repose classiquement sur les documents fournis par le client et des consultations manuelles (Infogreffe, Societe.com, listes de sanctions). Trois limites : la donnée n’est pas toujours à jour, l’analyse manuelle est chronophage donc souvent superficielle, et le risque d’oubli sur les vérifications obligatoires est réel.

L’alternative : interroger en temps réel les bases certifiées INPI et INSEE via une IA connectée (le principe est détaillé dans Connecter Claude à Pappers). L’IA récupère la structure complète, les dirigeants et leurs dates de nomination, les bénéficiaires effectifs avec leurs pourcentages et la chaîne de contrôle, le screening PPE et sanctions (OFAC, ONU, UE), et l’historique BODACC.

Ce qu’un KYC automatisé doit produire

Un dossier de diligence exploitable suit toujours la même structure :

  1. Identification complète de la structure : forme, capital, siège, date de création.
  2. Dirigeants exhaustifs avec fonctions et dates de nomination.
  3. Bénéficiaires effectifs : noms, pourcentages, chaîne de contrôle.
  4. Résultat explicite du screening PPE et sanctions, personne par personne, y compris quand aucune alerte n’est détectée.
  5. Publications BODACC des 24 derniers mois : cessions, modifications, nantissements.
  6. Synthèse du niveau de risque (faible, modéré, élevé) justifiée.
  7. Documents complémentaires à demander au client selon le niveau identifié.

Le point qui change tout réglementairement : la traçabilité. Chaque élément est daté et sourcé (INPI, INSEE, BODACC), et le rapport peut être versé au dossier client comme preuve de diligence raisonnable. Il ne remplace pas le jugement sur les cas complexes ; il fiabilise la collecte sur les dossiers standards.

Prolonger en surveillance continue

Le KYC d’entrée en relation vieillit vite. La même mécanique tourne en revue mensuelle sur toutes les entreprises exposées dans le portefeuille : procédures collectives ouvertes, publications BODACC (nantissements, cessions, changements de direction), retards de dépôt des comptes : un signal faible de tension de trésorerie souvent ignoré.

Vous obtenez un tableau vert / orange / rouge par entreprise, avec une action recommandée pour les statuts dégradés. Cinq minutes par mois pour identifier quels clients appellent une conversation urgente : très peu de cabinets le proposent, et c’est un argument de rétention majeur.

Ce que ça suppose côté conformité de l’outil

Automatiser la conformité avec un outil non conforme serait absurde. Deux garde-fous :

  • Les données interrogées ici sont publiques (registres légaux). Ne mêlez pas de données personnelles de clients à ces requêtes sans cadre adapté : voir RGPD et AI Act 2026 pour les CGP.
  • La qualification finale du risque reste au professionnel, documentée et traçable : le cadre est celui décrit dans IA et conformité pour les CGP.

Par où commencer

  • Brancher l’IA sur la donnée certifiée (compte Pappers, connecteur MCP dans Claude : 2 minutes).
  • Passer un dossier standard existant dans la structure en 7 points ci-dessus et comparer avec votre dossier manuel.
  • Mettre en place la revue mensuelle sur les 10 entreprises les plus exposées du portefeuille.
  • Documenter la procédure dans votre registre des traitements.

Le guide complet, avec les prompts calibrés prêts à l’emploi pour chaque vérification (KYC d’entrée, revue périodique, surveillance mensuelle), est disponible sur demande : ajoutez Thomas Higadère sur LinkedIn et demandez le guide Pappers pour CGP.

Charlie est l'infrastructure de données et d'IA de la gestion de patrimoine.

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