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La Lettre de Charlie №27Outils, livrables & productivité

Un versement de A à Z avec un agent IA : ce que Claude fait aujourd’hui, ce qui bloque, et l’agent de cabinet

,par ,11 min de lecture

Un versement, huit étapes.

Un client écrit pour verser 30 000 €. Il faut lire son mail, retrouver son profil, répartir, rédiger le rapport d’adéquation, demander le justificatif, faire signer, saisir le bulletin sur l’extranet et noter le tout au CRM. Un agent IA enchaîne ces étapes lui‑même, dans vos logiciels. Ce numéro le monte aujourd’hui dans Claude, et montre où il s’arrête, puis pourquoi.

C’est aussi la nouvelle de la semaine : Charlie, l’agent IA de cabinet, fait tout le parcours, extranet compris. Le même versement fait par lui ferme ce numéro, et le parcours complet d’un client est sur notre site.

À garder en tête

Un agent vaut par ce qu’il peut écrire.

Lire un mail, un PDF, un tableau : Claude le fait déjà très bien. Le temps du cabinet part ailleurs, dans ce qu’on recopie d’un logiciel à l’autre : le CRM, la base documentaire, la signature, l’extranet. Avant de choisir un outil d’IA, demandez dans quels logiciels il écrit. La ressaisie ne disparaît que là.

01 · Aujourd’hui : le versement dans Claude, avec Gmail et Drive.

Un projet Claude, deux connecteurs et une consigne. Claude va chercher lui‑même le mail du client dans Gmail et son dossier dans Google Drive, prépare la répartition et les écrits, puis termine en listant ce qu’il n’a pas pu faire. Les trois documents du projet sont ceux du №26 : la grille d’allocation, la sélection du cabinet et les règles de vos contrats. Il faut une formule payante pour les connecteurs. Comptez vingt minutes pour le montage, puis quelques minutes par versement.

La consigne du projet, à copier

Tu es l'assistant de versement d'un cabinet de gestion de patrimoine. Tu prépares, le conseiller relit et décide. Tu n'envoies rien et tu ne passes aucun ordre.

Quand je te donne le nom d'un client et la situation de son contrat :

1. Cherche dans Gmail son dernier mail au cabinet, ou celui de son conjoint. Résume la demande : montant, contrat, origine des fonds, questions.

2. Cherche dans Google Drive, dans son dossier, le questionnaire de profil et le dernier compte rendu. Cite le nom et la date de chaque document lu.

3. Avec la situation collée, la grille d'allocation et les règles du contrat, répartis le versement vers les poches sous leur cible. Vérifie chaque règle du contrat.

4. Rédige le brouillon du rapport d'adéquation, puis le mail au client qui demande le justificatif d'origine des fonds.

5. Prépare la fiche de saisie du bulletin, champ par champ, dans l'ordre de l'extranet.

6. Termine par la liste de ce qui reste à faire à la main, logiciel par logiciel.

N'invente aucun chiffre. Si un document manque, dis-le et arrête-toi à l'étape concernée.

Le montage, écran par écran

1.1. Dans Claude, ouvrez Personnaliser, puis Connecteurs. Connectez Gmail et Google Drive avec le compte Google du cabinet. Sur un compte d’équipe, l’administrateur doit parfois les activer d’abord pour tout le cabinet.

La page Connecteurs de Claude : Gmail et Google Drive connectés, Google Agenda et Microsoft 365 non connectés.

1.2. Ouvrez Projets, puis « + Nouveau projet », et nommez‑le « Versements ». Cliquez sur « Définir les instructions du projet », collez la consigne, enregistrez. Déposez ensuite dans les connaissances la grille, la sélection et les règles des contrats.

La fenêtre des instructions du projet « Versements », avec le début de la consigne collée et le bouton Enregistrer les instructions.

1.3. Pour chaque versement, une conversation dans le projet. Écrivez le nom du client et collez la situation du contrat copiée sur l’extranet. Claude cherche le mail dans Gmail, lit le questionnaire et le compte rendu dans Drive, et dit ce qu’il a lu. Drive ne lit que le texte des PDF : un questionnaire scanné lui reste illisible.

Une conversation du projet : la situation du contrat collée en six lignes, puis Claude qui indique le mail trouvé dans Gmail et les deux documents lus dans Google Drive, et résume la demande.

1.4. Puis la répartition, les règles du contrat vérifiées, et trois brouillons : le rapport d’adéquation, le mail qui demande le justificatif, la fiche de saisie du bulletin. Relisez‑les comme ceux d’un collaborateur.

La répartition des 30 000 euros sur quatre supports, rien en actions, puis l’annonce des trois brouillons prêts.

1.5. La fin de la réponse est la plus utile : ce qui reste à faire. Claude lit et rédige, mais il n’écrit dans aucun de vos logiciels métier. Le CRM, la pièce à ranger, la signature, le bulletin sur l’extranet : tout cela se fait encore à la main, en recopiant ses brouillons.

La liste de ce qui reste à faire à la main : noter l’opération au CRM, ranger le justificatif, envoyer en signature, saisir le bulletin sur l’extranet.

Garde-fou. Brancher Gmail donne à Claude l’accès à toute la boîte, mails des autres clients compris. Faites‑le sur le compte d’équipe du cabinet (Team, à partir de deux personnes), où Anthropic s’engage comme sous‑traitant au sens du RGPD et où vos échanges ne servent pas à entraîner ses modèles. Coupez la mémoire dans Paramètres. Les données restent traitées par un acteur américain : pour certains cabinets, ce frein suffit à tout arrêter.

02 · Le même versement, avec l’agent de cabinet.

L’agent de cabinet de Charlie fait aussi tout ce que Claude laisse à la main. Il est branché sur votre boîte mail, votre CRM, votre base documentaire, votre signature électronique et les extranets de vos assureurs, et il fait suivre chaque information partout où elle sert. Le site décrit ce qu’il fait, étape par étape. Les écrans sont des maquettes du produit, les clients et le contrat sont fictifs.

Ce que vous écrivez à Charlie

Prépare le versement des Weiss.

Le versement, écran par écran

2.1. Lundi, 9 h 02, Géraldine Weiss écrit au cabinet. Charlie a lu le mail, reconnu les clients et le contrat de Pierre au CRM, et vous le résume sur l’accueil avec ce qu’il sait déjà.

L’accueil de Charlie : le mail de Géraldine Weiss résumé, versement de 30 000 euros sur le contrat Cèdre Vie de Pierre, avec les clients reconnus au CRM, le profil, le dernier rendez‑vous, et le bouton Préparer le versement.

2.2. Vous écrivez une phrase. Charlie lit la situation du contrat sur l’extranet, le profil au CRM et votre grille d’allocation, puis répartit les 30 000 € vers les poches sous leur cible, rien en actions. Rien à copier ni à coller. Les règles du contrat sont contrôlées au passage.

La répartition du versement : 10 600 euros sur le fonds euros, 11 700 en obligations, 3 800 en diversifiés, 3 900 en immobilier, rien en actions ; part d’unités de compte et frais contrôlés.

2.3. Le rapport d’adéquation se remplit de ce que le cabinet sait déjà : le profil du questionnaire signé, l’objectif du dernier compte rendu, les frais de la convention. Au client, Charlie ne demande que ce qui manque : le justificatif de la prime, et la confirmation que sa situation n’a pas changé. La demande part de votre boîte, à votre nom, quand vous cliquez.

Le rapport d’adéquation prérempli, chaque ligne avec sa source : profil, objectif, répartition, frais, origine des fonds ; le justificatif manquant signalé, avec sa demande prête.

2.4. Jeudi, Pierre Weiss répond avec son bulletin de paie. Charlie reconnaît la pièce, la renomme, la range au dossier et la joint au rapport. Vous relisez, puis Charlie envoie le rapport et l’annexe des coûts et des frais en signature électronique, avec les DIC des supports. Il relance jusqu’à la signature.

La pièce reçue, reconnue comme bulletin de paie de mars 2026, rangée dans la base documentaire et ajoutée au rapport ; le rapport, l’annexe des coûts et les DIC prêts, avec le bouton Valider le rapport : Charlie l’envoie ensuite en signature et relance.

2.5. Rapport signé jeudi à 17 h 40. Vendredi matin, Charlie ouvre l’extranet de Cèdre Vie et remplit le bulletin de versement : montant, frais, répartition, règlement, origine des fonds, justificatif joint. Chaque champ vient du dossier. Le bouton final reste à une personne du cabinet, puis le bulletin part en signature chez Pierre Weiss, titulaire du contrat. Charlie ne valide jamais un acte à votre place.

L’extranet de l’assureur Cèdre Vie, formulaire de versement libre rempli par Charlie : contrat, 30 000 euros, 0 % de frais, répartition sur quatre supports, règlement, origine des fonds, pièce jointe, et le bouton Valider le versement laissé au cabinet.

2.6. Le fil garde la trace de tout ce qui a été fait, et dans quel logiciel. Le contrôle de l’avis d’opération attend dans Tâches. De votre côté, une phrase, trois clics et la validation. Rien à recopier.

Le fil du dossier Weiss, du mail lu le lundi à l’opération notée au CRM le vendredi, chaque ligne avec son logiciel ; le contrôle de l’avis d’opération posé dans Tâches.

Garde-fou. Ce qui reste à vous : le conseil, la relecture et la validation chez l’assureur. L’envoi en signature, les relances et le rangement du signé, Charlie s’en charge. Rien ne part sans votre accord. Les données de vos clients sont sur un serveur dédié au cabinet, en France, et seul un modèle d’IA français, hébergé en France, les traite. Charlie écrit dans votre CRM et votre base documentaire, sans ajouter de logiciel.

Le récapitulatif

Étape par étape, qui peut le faire.

Claude aujourd’hui L’agent de cabinet
Lire le mail et le dossier Oui, hors PDF scannés Oui, toute la base
Lire la situation du contrat Non, à copier Oui, sur l’extranet
Répartir le versement Oui Oui
Rédiger le rapport d’adéquation Un brouillon à recopier Le rapport, à votre modèle
Ranger le justificatif Non Reconnu, renommé, rangé
Faire signer Non Oui, envoi et relances
Saisir le bulletin Non, une fiche à recopier Rempli, validé par vous
Mettre à jour le CRM Non Oui, au fil de l’eau

Pourquoi tous ces « non » ? Claude n’écrit que dans les outils qui ont un connecteur, et les logiciels du métier en ont rarement un : ni les CRM de gestion de patrimoine, ni les extranets des assureurs. Reste la donnée : avec Claude, un acteur américain la traite, sous contrat ; avec Charlie, elle est stockée et traitée en France par un modèle français.

Vos questions

Ce qu’on nous demande sur l’agent IA.

Un agent IA, concrètement ?

Une IA qui enchaîne les étapes d’un travail dans vos logiciels : elle lit, rédige, range et met à jour, sans que vous recopiiez entre deux. Claude en fait déjà une partie avec les connecteurs. Un agent de cabinet fait tout le parcours, jusqu’à l’acte chez l’assureur.

Quel abonnement pour le montage Claude ?

Les connecteurs demandent une formule payante. Dès qu’un vrai dossier entre, passez sur le compte d’équipe du cabinet, Team, à partir de deux personnes.

Ma boîte est sur Outlook.

Regardez dans Personnaliser, Connecteurs, si Microsoft 365 est proposé pour votre formule. Sinon, collez le mail du client dans la conversation : le reste du montage ne change pas.

Pourquoi Claude ne remplit‑il pas l’extranet ?

Il n’existe pas de connecteur pour les extranets des assureurs. Même en pilotant un navigateur, il faudrait les accès du cabinet, la carte de chaque extranet, assureur par assureur, et une validation humaine à chaque acte. C’est le travail de l’agent de cabinet (Opérations) : il passe par l’extranet comme vous, avec les accès que vous saisissez vous‑même dans ses réglages, et une personne du cabinet clique sur le bouton final.

Encore un logiciel à apprendre ?

Non. Le cabinet garde son CRM, sa base documentaire et sa boîte mail. Charlie s’y branche et y écrit : les données restent au CRM, les documents dans votre base. Tout se pilote depuis une conversation, en français courant.

Où vont les données avec Charlie ?

En France, sur un serveur dédié au cabinet, jamais mutualisé. Seul un modèle d’IA français, Mistral, hébergé en France, traite la donnée client. Aucun cloud américain n’y a accès. Le cadre RGPD, Charlie sous‑traitant au sens de l’article 28, est signé avant la première donnée.

Et la conformité ?

Un rapport d’adéquation à chaque acte conseillé, pas seulement à la souscription. Le profil investisseur calculé, les frais toujours chiffrés, les revues annuelles rappelées. Les calculs suivent les barèmes et ne sont jamais confiés au modèle d’IA, qui lit et rédige. Charlie ne bloque jamais : il signale l’alerte et en garde la trace, la décision reste la vôtre.

Combien ça coûte ?

Des frais d’installation, une fois, pour brancher vos logiciels et poser vos documents. Puis un abonnement mensuel par conseiller, selon le périmètre retenu. Le devis suit la démonstration, établi sur votre cabinet.

Comment voir Charlie sur mon cabinet ?

Écrivez‑nous depuis la page Contact du site, en disant quels logiciels vous utilisez et quelle ressaisie vous coûte le plus. La démonstration se prend dès maintenant.

L’événement de la semaine

Charlie, l’agent IA de votre cabinet. Pour les CGP, les CIF et les courtiers

Hébergé en France · Modèle d’IA français

Charlie, c’est un agent qui fait tout le parcours du client, du premier mail à l’acte chez l’assureur, sans ressaisie.

Il se branche sur vos logiciels, range les pièces, rédige vos documents réglementaires, tient le fil de chaque dossier et saisit vos actes sur l’extranet. Le cabinet relit et valide.

Sur le site : un client suivi de A à Z, et la démonstration à demander sur la page Contact.

Découvrir l’agent de cabinet

Pour aller plus loin

Préparer versements et arbitrages dans Claude

À lire ensuite

La Lettre de Charlie

Une publication par semaine, le lundi matin.

Les prompts et les analyses partent d’abord par mail, à des conseillers qui les mettent en pratique le jour même.