Patrimonia 2026 : les questions des CGP sur l’IA, et nos réponses
,par Mathis Baala,5 min de lecture
À Patrimonia 2026, une question est revenue pendant deux jours sur notre stand : « J’utilise déjà ChatGPT tous les jours. Un agent, ça fait quoi de plus ? » Elle dit beaucoup de l’état du métier : l’IA est déjà sur le bureau du CGP, et ce qu’on lui vend sous le mot « agent » reste flou.
Patrimonia, c’est la convention annuelle des professionnels de la gestion de patrimoine, au Centre de Congrès de Lyon. L’édition 2026, la trente-troisième, s’est tenue les 30 septembre et 1er octobre. Toute l’équipe Charlie y était, au stand J51. Voici les questions qu’on nous a posées, et ce qu’on y répond aujourd’hui.
« J’utilise déjà ChatGPT. Un agent, ça fait quoi de plus ? »
La réponse courte : un assistant répond, un agent agit.
ChatGPT, Claude ou Mistral, utilisés dans une fenêtre de conversation, sont des assistants. Vous collez un mail, des notes, un relevé. Il rédige un compte rendu, un brouillon de rapport, une réponse au client. C’est déjà utile. Mais le texte produit, il faut encore le recopier : dans le CRM, dans la base documentaire, sur l’extranet de l’assureur.
Un agent enchaîne les étapes d’un travail dans vos logiciels. Il va chercher l’information là où elle est, produit le document, le range, met la fiche à jour. Prenez un versement de 30 000 € sur un contrat d’assurance vie. Il faut lire le mail du client, retrouver son profil, répartir le versement, rédiger le rapport d’adéquation, demander le justificatif d’origine des fonds, envoyer en signature, saisir le bulletin sur l’extranet et noter l’opération au CRM. Un assistant aide à la rédaction, soit deux de ces huit étapes. Un agent fait les huit.
Le test qu’on propose tient en une question : dans quels logiciels cet outil écrit-il ? Lire un PDF ou un mail, presque tous les outils le font. Le temps du cabinet part dans ce qu’on recopie d’un logiciel à l’autre. La ressaisie ne disparaît que là où l’outil écrit.
Pour voir la différence en pratique, deux articles la montent écran par écran :
- Prompt, assistant IA, agent IA : le guide pratique, écrit au retour du salon pour répondre à cette question ;
- Un versement de A à Z avec un agent IA, qui montre où Claude s’arrête aujourd’hui, et pourquoi.
« Pourquoi Charlie ? »
L’autre question du stand portait sur notre nom. Charlie, comme Charlie Munger, vice-président de Berkshire Hathaway jusqu’à sa mort en 2023. Pendant des décennies, il a été celui qui rendait Warren Buffett meilleur, sans jamais décider à sa place.
C’est la place qu’on veut tenir dans un cabinet : un collaborateur de plus, pas un logiciel de plus. Charlie prépare. Le conseiller relit, décide et valide. La responsabilité du conseil reste au cabinet, et c’est voulu.
Les questions qu’on avait préparées
Avant le salon, on avait écrit pour l’équipe du stand les questions qu’un CGP pose à un éditeur d’IA. Elles valent pour n’importe quel outil que vous croiserez dans les allées. Voici nos réponses.
« J’ai déjà un CRM. »
Tant mieux, il le reste. Charlie ne remplace ni le CRM, ni l’agrégateur, ni la base documentaire. Il se branche dessus et y écrit : les données restent au CRM, les documents dans votre base. Rien à migrer, aucun doublon.
« Et mes données clients ? »
C’est la bonne question, et elle se pose avant la démonstration, pas après. Chez Charlie, les données sont sur un serveur dédié au cabinet, en France, jamais mutualisé. Seul un modèle d’IA français, Mistral, hébergé en France, traite la donnée client. Le cadre RGPD, Charlie sous-traitant au sens de l’article 28, est signé avant la première donnée. Le détail est sur notre page sécurité, et la question de la souveraineté a son propre article : l’IA souveraine pour les dossiers clients.
« Je n’ai pas le temps de changer d’outil. »
Personne ne change d’outil. Le cabinet garde ses logiciels, et Charlie se pilote depuis une conversation, en français courant. L’installation se fait une fois, au départ : nous branchons vos logiciels et posons vos modèles de documents.
« L’IA va conseiller mes clients ? »
Non. Charlie n’est ni CIF ni courtier, et ne délivre aucun conseil. Il prépare les documents, calcule les frais sans IA, signale ce qui manque. Le conseiller décide. Chez l’assureur, c’est une personne du cabinet qui clique sur le bouton final.
« Combien ça coûte ? »
Des frais d’installation par cabinet, une fois, puis un abonnement mensuel par conseiller, selon le périmètre retenu. Le devis suit la démonstration, établi sur votre cabinet.
Ce qu’on retient du stand
On est arrivés avec des démonstrations de dix minutes : venez avec le document qui vous coûte le plus de temps, on regarde ensemble s’il se prépare. La question du stand dit l’essentiel : ceux qui la posent n’ont pas besoin qu’on leur explique l’IA, ils l’utilisent déjà. Ils veulent savoir ce qui disparaît de leur semaine, et ce qui reste à leur main.
Ce qui reste à la main du conseiller, chez nous, tient en trois gestes : conseiller, relire, valider chez l’assureur. Le reste, Charlie le fait, de l’envoi en signature à la mise à jour du CRM. Le parcours complet d’un client est sur notre site, du premier mail à l’acte chez l’assureur.
Vous n’étiez pas à Patrimonia ? La démonstration se prend depuis la page Contact : trente minutes, sur un dossier comme les vôtres.