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Votre proposition d’investissement, prête pour le rendez-vous

Une demi-journée de préparation. Ou un après‑midi rendu à vos clients.

Structurer le déroulé, rédiger chaque slide, vérifier les mentions, anticiper les objections : une proposition d’investissement présentable, c’est vite un après‑midi entier. Le fond est là, le temps manque, et c’est la mise en forme qui saute.

Voici quatre prompts qui couvrent le trajet complet, de la page blanche jusqu’au rendez-vous : bâtir la structure et l’allocation, rédiger chaque slide avec ses mentions réglementaires, détecter les failles avant le client, transformer l’entretien en décision datée. Ils sont taillés pour tourner sans nom, sans montant exact, sans donnée identifiante. Vous remplacez ce qui est entre crochets, vous collez, et vous gardez la main sur le conseil. À la fin, vous entrez en rendez-vous avec un document défendable ligne à ligne.

La règle non négociable

Trois remplacements avant de coller. À chaque fois.

Ces prompts tournent sur des données anonymisées ou publiques, jamais sur un dossier en clair. Avant chaque utilisation, trois remplacements systématiques. Le nom du client devient un profil : « dirigeant, environ 55 ans, marié, deux enfants, secteur industrie ». Les montants exacts deviennent des ordres de grandeur : « patrimoine d’environ 2 M€, 400 K€ à investir ». Les noms de contrats et les numéros deviennent des catégories : « assurance-vie luxembourgeoise, PER, compte-titres ». Les données de fonds, elles, sont publiques : DIC, plaquettes, rapports, vous les joignez telles quelles. C’est le point que la CNIL regarde : « Client A » avec le montant exact, la date de naissance et le nom du contrat reste réidentifiable, donc dans le champ du RGPD. Un profil générique avec des montants arrondis en sort.

01 · Le blueprint : structure et allocation cible

Le point de départ de toute proposition : une structure de présentation solide et une allocation défendable. Vous décrivez le profil anonymisé, le patrimoine existant en ordres de grandeur, les enveloppes et les produits envisagés. Claude vous rend le plan slide par slide, une allocation cible chiffrée par classe et par enveloppe, et il signale les incohérences entre le profil déclaré et les produits au lieu de les masquer. Un cabinet du Finistère, quatre personnes, s’en sert pour préparer un rendez-vous sans y laisser une demi-journée.

Le prompt à copier

Tu es consultant senior en stratégie patrimoniale. Tu as construit des centaines de propositions d’investissement pour des cabinets de gestion de patrimoine, des family offices et des banques privées. Tu connais les exigences MIF2 et DDA françaises.

Construis la structure complète d’une présentation de proposition d’investissement pour ce profil anonymisé :

PROFIL CLIENT (anonymisé) :
Situation : [âge approximatif, situation familiale, catégorie professionnelle, régime matrimonial si pertinent]
Profil de risque MIF2 : [prudent / équilibré / dynamique] avec score si disponible [X/20]
Horizon d’investissement : [X ans]
Objectif principal : [retraite / transmission / rendement / protection famille / valorisation trésorerie]
Objectif secondaire : [si applicable]
Contraintes exprimées : [besoin de liquidité, aversion sectorielle, préférence ESG, déjà déçu par un produit précédent]

PATRIMOINE EXISTANT (montants arrondis) :
[Répartition par grande classe : immobilier, assurance-vie fonds euros, UC, épargne bancaire, titres, non coté]

MONTANT DE CETTE PROPOSITION : [montant arrondi]
ENVELOPPES DISPONIBLES : [assurance-vie française / luxembourgeoise / PER / compte-titres / capitalisation]
PRODUITS ENVISAGÉS : [liste des fonds avec type : OPCVM actions, obligataire, SCPI, produit structuré, private equity]

LIVRABLE ATTENDU, dans cet ordre :

1. Le plan slide par slide (12 à 15 slides). Pour chaque slide : son titre provisoire, son objectif en une phrase, et ce que le client doit ressentir ou comprendre à ce moment précis du déroulé.

2. Une allocation d’actifs cible chiffrée : pourcentage par classe et par enveloppe, cohérente avec le profil de risque, l’horizon ET les contraintes exprimées. Justifie chaque poids en une phrase. Si une incohérence existe entre le profil déclaré et les produits envisagés, signale-la explicitement au lieu de la masquer.

3. La logique narrative : pourquoi cet ordre de slides convainc ce profil précis. Un dirigeant en phase de transmission ne se convainc pas comme un professionnel libéral qui prépare sa retraite.

4. Les 3 messages clés que le client doit retenir en sortant du rendez-vous, formulés dans ses mots à lui, pas dans le jargon du métier.

GARDE-FOUS :
Tu n’inventes aucun chiffre de performance. Tu ne promets aucun rendement. Si une donnée manque pour construire l’allocation, tu poses la question au lieu de supposer.

Garde-fou. Claude ne voit jamais votre client : il raisonne sur un profil, vous faites le lien nominatif de votre côté. L’allocation qu’il propose est un point de départ à challenger, pas un verdict. Surveillez surtout l’incohérence profil/produits qu’il remonte : c’est souvent là que se cache le vrai sujet du dossier. Aucun chiffre de performance à cette étape, aucune promesse de rendement.

02 · Le rédacteur : chaque slide, mentions comprises

Le verrou le plus fréquent en cabinet : les mentions réglementaires oubliées sur les slides de performance, repérées par le compliance officer une fois l’envoi parti. Vous collez la structure validée et les éléments de fonds, Claude rédige chaque slide mot à mot : un titre qui porte un message complet, un corps de quatre lignes, un chiffre clé sourcé, et il place aux bons endroits les mentions obligatoires (performances passées, niveau de risque de 1 à 7, frais totaux, analyse DDA). Ce qui manque devient un repère visible plutôt qu’un trou silencieux.

Le prompt à copier

Tu es la plume d’un dirigeant : chaque mot est pesé, chaque slide est autonome et défendable.

Voici la structure validée : [colle le plan de l’étape blueprint]
Voici les descriptions de tes fonds : [colle les narratifs, chiffres sourcés avec leur date]
Voici l’accroche retenue : [colle ta première slide]

Rédige chaque slide mot à mot, dans l’ordre :

1. Titre de slide : un message complet, jamais un thème. « Votre allocation cible équilibre rendement et disponibilité » et non « Allocation ». Le titre seul doit suffire à comprendre la slide.

2. Corps : 4 lignes maximum par slide, phrases courtes, une idée par ligne. Zéro tiret : virgules.

3. Le chiffre clé à mettre en évidence visuellement sur chaque slide, avec sa source et sa date entre parenthèses.

4. La note orale : les 2 phrases que le conseiller prononce quand la slide s’affiche. Elles complètent la slide, elles ne la répètent pas.

MENTIONS RÉGLEMENTAIRES À INTÉGRER OBLIGATOIREMENT, aux bons endroits :
Sur toute slide montrant une performance : « Les performances passées ne préjugent pas des performances futures ».
Sur chaque slide produit : le niveau de risque sur l’échelle 1 à 7 tel qu’indiqué dans le DIC.
Sur la slide de synthèse : les frais totaux (frais de gestion, frais d’entrée, frais des supports).
Sur la slide produits d’assurance : la mention de l’analyse des besoins DDA et du document d’information remis séparément.
En pied de dernière slide : date du document, numéro ORIAS du cabinet, mention document confidentiel.

GARDE-FOUS :
Tu n’inventes aucun montant, aucun taux, aucune performance. Tu utilises uniquement les chiffres présents dans les éléments collés ci-dessus. Si une mention réglementaire ne peut pas être remplie faute de donnée, tu l’écris comme un repère visible : [FRAIS TOTAUX À COMPLÉTER].

Garde-fou. C’est le prompt qui protège votre conformité, à condition de le vérifier. Claude n’invente aucun montant ni aucun taux : il n’utilise que les chiffres que vous lui collez, et signale en clair ce qui manque, du type « FRAIS TOTAUX À COMPLÉTER ». À vous de compléter, et de contrôler chaque mention contre le DIC avant l’envoi. Il rédige, il ne signe pas à votre place.

03 · Le stress-test : trouver les failles avant le client

Un multi-family office avait produit ses documents avec un abonnement grand public : incohérences de chiffres repérées par les clients eux-mêmes, confiance entamée. Ce prompt fait passer votre présentation par trois regards successifs. Le compliance officer traque les mentions manquantes et les produits qui dépassent le profil de risque. Le client méfiant, déjà déçu par un conseiller, pointe les affirmations fragiles et la question qui vous mettrait en difficulté. Le vérificateur de chiffres remonte chaque nombre sans source et chaque total qui ne tombe pas juste. En sortie, un tableau de failles classées par gravité, avec la correction à apporter.

Le prompt à copier

Tu joues trois rôles successifs, dans cet ordre, sans mélanger les registres.

Voici ma présentation complète : [colle l’intégralité]
Voici le profil client : [profil anonymisé]

RÔLE 1 : LE COMPLIANCE OFFICER
Passe chaque slide au crible réglementaire :
Mentions performances passées présentes sur chaque slide de performance, oui ou non, liste les slides fautives.
Niveau de risque 1 à 7 présent sur chaque slide produit.
Frais totaux visibles et complets.
Cohérence entre le profil de risque MIF2 déclaré et chaque produit proposé : signale tout produit dont le niveau de risque dépasse le profil sans justification écrite.
Adéquation DDA si produits d’assurance.

RÔLE 2 : LE CLIENT MÉFIANT
Ce client a déjà été déçu par un conseiller. Identifie :
Les 5 affirmations les plus fragiles de la présentation et pourquoi elles ne tiennent pas face à un contradicteur.
Les endroits où il sentirait qu’on lui vend quelque chose plutôt qu’on le conseille.
La question unique qui me mettrait le plus en difficulté en rendez-vous.

RÔLE 3 : LE VÉRIFICATEUR DE CHIFFRES
Liste chaque chiffre de la présentation avec sa source supposée. Signale tout chiffre sans source, toute incohérence entre deux slides (un total qui ne correspond pas à la somme des parties, une performance citée deux fois avec deux valeurs), et tout arrondi trompeur.

LIVRABLE : un tableau à trois colonnes. Faille identifiée, gravité (bloquant avant envoi, à corriger, cosmétique), correction précise à apporter. Termine par la liste des corrections dans l’ordre où je dois les traiter.

Garde-fou. Le contrôle avant rendez-vous n’est pas négociable, surtout quand les chiffres viennent d’un premier jet. Traitez les failles marquées « bloquant » avant tout envoi. Ce prompt ne remplace pas votre compliance officer : il défriche et vous fait gagner le premier tour, vous gardez la validation finale. Et vérifiez vous-même chaque chiffre contre le DIC officiel : Claude peut se tromper sur un nombre précis.

04 · Le closing : une décision datée, sans pression

Les propositions qui restent sans réponse ont presque toujours le même défaut : elles se terminent sur une slide « merci » sans prochaine étape. Ce prompt transforme l’adhésion du rendez-vous en décision concrète. Il produit la slide de closing : le rappel de la décision formulé du point de vue du client, les trois prochaines étapes datées avec leur responsable, la répartition claire de ce que chacun fournit, et une phrase de conclusion qui propose un choix entre deux dates plutôt qu’une question ouverte.

Le prompt à copier

Tu sais qu’une présentation sans prochaine étape datée est une présentation qui meurt dans une boîte mail. Ton travail : transformer l’adhésion du rendez-vous en décision concrète, sans une once de pression commerciale.

CONTEXTE :
Fin de la présentation : [résumé en 3 lignes]
Client : [profil, moment de vie]
Ce qui a été validé oralement pendant le rendez-vous : [si déjà connu]
Délai naturel du dossier : [échéance fiscale, cession en cours, date de départ en retraite, aucune]

Produis la slide de closing :

1. Le rappel de la décision en une phrase, formulée du point de vue du client : ce qu’il met en place pour lui, pas ce qu’il achète chez nous.

2. Les 3 prochaines étapes concrètes, chacune avec son délai réaliste et son responsable. Structure type : validation du dossier et des justificatifs sous 7 jours côté client, montage des souscriptions sous 15 jours côté cabinet, premier point de suivi à M+3 ensemble.

3. La répartition claire : ce que le client fournit (pièces, signatures, décisions restantes), ce que le cabinet prend en charge intégralement.

4. S’il existe un délai naturel réel (échéance fiscale, fenêtre de souscription documentée), il est mentionné factuellement avec sa date. S’il n’en existe pas, aucune urgence n’est inventée.

5. La phrase orale de conclusion : engageante, qui laisse le contrôle au client, et qui propose un choix entre deux dates plutôt qu’une question ouverte.

INTERDIT : urgence artificielle, compte à rebours inventé, formulation type dernière chance, toute pression sur la signature.

Garde-fou. L’engagement se joue sur la clarté de la suite, pas sur la pression. Le prompt bannit l’urgence artificielle, le compte à rebours inventé, la formule « dernière chance » : s’il existe une vraie échéance, elle est citée avec sa date, sinon aucune urgence n’est fabriquée. Le client garde le contrôle, vous gardez la relation.

L’outil de la semaine

Claude · Projets

Ces quatre prompts tournent sur claude.ai. Rangez-les dans un Projet Claude, avec votre convention d’anonymisation et votre charte : chaque nouvelle proposition repart de la même base, sans rien recoller. Prenez un compte Team ou Enterprise, vos données n’alimentent pas l’entraînement.

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Les dix prompts d’une proposition d’investissement

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Charlie est l’infrastructure de données et d’IA de la gestion de patrimoine.

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