Logiciels pour CGP en 2026 : le panorama, catégorie par catégorie
,par Mathis Baala,5 min de lecture
Un cabinet de gestion de patrimoine fait rarement tourner un seul logiciel. Un CRM pour le suivi des clients, un agrégateur pour les contrats, un outil de signature pour l’entrée en relation, des simulateurs pour la fiscalité, une base de données pour choisir les fonds. Et, depuis deux ans, des outils d’intelligence artificielle.
Ce panorama décrit ce que fait chaque famille de logiciels, cite des éditeurs que l’on croise chez les CGP en France, et dit comment ces outils s’articulent. Il ne classe personne : les descriptions reprennent ce que chaque éditeur dit de lui-même, avec la source.
Les CRM et logiciels de cabinet
C’est le logiciel où vit la fiche client : coordonnées, contrats, rendez-vous, documents réglementaires. La plupart couvrent aussi une partie de la conformité et de l’agrégation.
- Harvest édite BIG, présenté comme le logiciel de référence de la gestion de patrimoine, et O2S, un CRM patrimonial pour le quotidien du cabinet. Le groupe propose aussi un module de connaissance client, le portail client MoneyPitch, les simulateurs Quantix et Clickimpôts. (harvest.fr)
- Wealthcome édite WealthPro, qui couvre l’agrégation, la conformité, le pilotage du cabinet et la relation client, avec un module d’IA nommé Binom. (wealthcome.fr)
- Wizio est un CRM patrimonial pour CGP, CIF et courtiers : conformité, agrégation, portefeuilles modèles et portail client. (wizio.fr)
L’agrégation de patrimoine
L’agrégateur remonte automatiquement les positions des contrats depuis les assureurs et établissements partenaires. Il ne voit que ce à quoi il est connecté : les SCPI, le private equity ou les relevés reçus en PDF lui échappent souvent.
- L’agrégation est intégrée aux logiciels de Harvest, Wealthcome et Wizio.
- Powens (anciennement Budget Insight) fournit une technologie d’agrégation aux éditeurs de logiciels, et non directement aux cabinets. (powens.com)
Conformité, entrée en relation et signature
L’entrée en relation produit les pièces que la réglementation impose : document d’entrée en relation, lettre de mission, profil de risque, rapport d’adéquation. Elle se signe désormais à distance.
- Upsideo propose des parcours de souscription entièrement numériques et la gestion des contrats et commissions, pour des banques, assureurs, sociétés de gestion et CGP. (upsideo.fr)
- Youtrust (anciennement Yousign) fait de la signature électronique et de la vérification d’identité. C’est un outil généraliste, utilisé bien au-delà de la gestion de patrimoine. (youtrust.com)
Simulateurs et ingénierie patrimoniale
Les calculs du métier : fiscalité d’un rachat, économie d’impôt d’un versement PER, revenus fonciers, plus-values.
- Simulabox permet de simuler, comparer et mettre en forme un conseil patrimonial et fiscal, pour les CGP, banquiers privés, avocats, notaires et courtiers. (simulabox.fr)
- Fidroit, au sein du groupe Harvest, fournit de l’information patrimoniale et de la formation. (Profession CGP)
Données sur les fonds
Pour rechercher, comparer et sélectionner les supports.
- Quantalys, au sein du groupe Harvest, sert à rechercher, comparer et noter les fonds. (Option Finance)
- Morningstar propose aux conseillers sa suite Direct Advisory Suite. (Morningstar)
Les outils d’intelligence artificielle
C’est la famille qui bouge le plus vite. On y trouve quatre types d’outils.
Les assistants généralistes : ChatGPT, Claude, Le Chat de Mistral. Ils rédigent, résument et analysent ce qu’on leur donne, sans connaître le cabinet. La CNCGP a publié un guide sur leur usage. (Profession CGP)
Les outils d’IA spécialisés sur une tâche, le plus souvent le compte rendu de rendez-vous :
- Gilbert produit les comptes rendus de rendez-vous pour CGP et courtiers. (gilbert-assistant.fr)
- iaCGP part d’un rendez-vous enregistré pour produire le compte rendu, la fiche de connaissance client et un projet de rapport d’adéquation. (iacgp.com)
Les modules d’IA intégrés aux logiciels de cabinet, comme Binom chez Wealthcome.
Les agents IA de cabinet, qui travaillent dans les logiciels que le cabinet utilise déjà au lieu d’en ajouter un : ils lisent la boîte mail, le CRM et la base documentaire, produisent les documents, mettent le CRM à jour et saisissent les actes chez l’assureur. C’est l’approche de Charlie, détaillée plus bas (qu’est-ce qu’un agent IA de cabinet).
Comment ces logiciels s’articulent
Chaque outil voit une partie du client. Le CRM sait ce qu’on y a saisi ; l’agrégateur, les contrats qu’il couvre ; l’extranet de l’assureur, ses propres contrats ; la boîte mail, les relevés de SCPI et les bulletins de private equity. Le même client existe en plusieurs exemplaires, rarement à jour en même temps.
C’est là que se joue la qualité d’un outil d’IA. Un agent qui travaille sur une donnée éparpillée produit un résultat éparpillé : un rapport d’adéquation qui oublie un contrat, un reporting qui ignore une SCPI.
Trois questions à poser avant de choisir :
- Quelles sources l’outil voit-il réellement ? Seulement les partenaires de l’agrégateur, ou aussi les PDF, les e-mails et les fichiers Excel ?
- D’où vient chaque chiffre ? Un document destiné à un client régulé doit pouvoir dire de quelle source et de quelle date vient chaque valeur.
- Faut-il changer d’outil ? Une migration coûte des mois. Certains outils se branchent sur l’existant, d’autres le remplacent.
Où se place Charlie
Charlie est l’agent IA de cabinet des conseillers en gestion de patrimoine. Grandir sans recruter : un collaborateur de plus, pas un logiciel de plus.
Charlie ne remplace aucun des logiciels de ce panorama. Il se branche sur ceux que le cabinet utilise déjà (boîte mail, CRM, base documentaire, agrégateurs, extranets des assureurs, signature électronique, agenda) et y fait circuler la donnée : une information saisie une fois sert partout, sans doublon. Son socle range les pièces, prépare les mails, tient les tâches et le fil de chaque dossier. Il suit le parcours du client étape par étape : entrée en relation, connaissance client, stratégie patrimoniale, allocation, adéquation et opérations, jusqu’à l’acte saisi sur l’extranet de l’assureur. Chaque chiffre est calculé sans IA et remonte à sa source ; le conseiller valide, et chez l’assureur une personne du cabinet valide l’acte.
Panorama mis à jour le 14 octobre 2026, à partir des sites des éditeurs et de la presse spécialisée. Un éditeur cité souhaite corriger une information : écrivez à support@charliefinance.fr.